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On vous présente notre équipe

d’interprètes de l’écrit !

Vous connaissez maintenant notre équipe de codeuses en LfPC et nos interprètes LSF. Aujourd’hui, nous allons faire un focus sur notre équipe d’interprètes de l’écrit qui font de la Transcription en Temps Réel de la Parole. 

Qu’est-ce que la Transcription en Temps Réel de la Parole (TTRP) ?  

Contrairement aux idées reçues, nos interprètes de l’écrit n’utilisent pas en majorité leur clavier pour transcrire les propos échangés à l’oral. Ils font appel à la dictée vocale.  

Leur technique est le « RESPEAKING » que l’on appelle aussi la “méthode perroquet”. Il s’agit d’écouter le discours, le mémoriser, le répéter par-dessus le discours oral original pour qu’il soit transcrit via un logiciel. Il faut également corriger le texte, inclure la ponctuation et vérifier l’orthographe. Nos interprètes de l’écrit sont impliqués dans un processus mental entre l’oral et l’écrit.  

La transcription sur la plateforme Elioz peut être utilisée dans le cadre de réunions et/ou d’appels téléphoniques en entreprise.  Elle permet aussi de pouvoir contacter les entreprises et les services publics : https://www.elioz.fr/elioz-connect/annuaire/

La TTRP est une technique adaptée pour quel public ?  

En France, nous pouvons compter 7 millions de sourds et de malentendants qui n’ont pas tous le même profil : linguistique, culturel et/ou le même degré de surdité. Chez Elioz, nous rendons un service accessible dans les 3 modes de communication : en Langue des Signes Française (LSF), en Langue française Parlée Complétée (LfPC) et avec la TTRP (la Transcription en Temps Réel de la Parole). Nous assurons ainsi au mieux les échanges entre les personnes sourdes, malentendantes et les personnes entendantes via le moyen le plus adapté à leur communication. La TTRP est le plus souvent utilisée par des usagers sourds ou malentendants qui sont appareillés et/ ou qui ont des restes auditifs. Ces derniers s’appuient sur le français écrit et ne connaissent pas forcément la LfPC ou bien la LSF.  

Actuellement, pourquoi la transcription automatique ne peut-elle pas suffire ?

À ce jour, l’intelligence artificielle n’est pas encore en mesure de restituer à l’écrit de manière fiable, l’ensemble du discours d’un locuteur. Il faut encore une intervention humaine pour garantir un service de qualité. Les interprètes de l’écrit effectuent d’ailleurs un travail de préparation en amont de leur intervention pour pallier les difficultés de sens et de vocabulaire, notamment lorsque le domaine est technique. Cela leur permet d’éviter au maximum les erreurs de sens dans le discours transcrit. De plus, elle n’est pas encore totalement efficiente pour distinguer les accents, les différents types d’élocution, les changements de locuteurs dans une même conversation.  

Elioz, partenaire de l’équipe du Messageur

Sur la plateforme Elioz, vous pouvez retrouver notre équipe salariée, mais également nos interprètes de l’écrit partenaires venant de l’entreprise coopérative « Le Messageur ». Pour mieux comprendre le métier, regardez la vidéo réalisée par leurs soins. Vous pouvez également parcourir leur blog et leur site Internet pour obtenir de plus amples informations sur le sujet : www.lemessageur.com

Notre réseau d’opérateurs-relais salariés d’Elioz (LSF, LfPC, Texte)

🔴 Rouge : nos codeuses LfPC
🔵 Bleu : nos interprètes LSF
🟢 Vert : nos interprètes de l’écrit

Une de nos interprètes de l’écrit vous fait découvrir son métier

Maël CRET

Quel est ton parcours avant d’arriver chez Elioz et comment tu es arrivée chez nous ?

Maël : J’ai validé un master traduction/interprétariat, italien et anglais. Comme j’ai appris les bases de la langue des signes à la fac, je connaissais un peu le monde de l’accessibilité. Mais je ne m’étais pas orientée professionnellement dans le domaine. Lorsque Elioz a commencé à vouloir recruter des transcripteurs en interne, j’ai été mise au courant par connaissance interposée. L’équipe cherchait des profils « linguistiques » qui pourraient facilement se former à la tâche de la transcription. Pascal Dupuy, le directeur d’Elioz, m’a donc proposé de postuler et d’échanger avec l’équipe du Messageur autour du métier. C’est comme cela que j’ai suivi par la suite la formation qu’ils proposaient. Je ne dirai pas que je me suis retrouvée par hasard dans ce métier, car la transcription ressemble quand même beaucoup à de l’interprétariat, chose que j’ai étudiée en master. Il y a un processus similaire dans les deux pratiques, dans le sens où l’on répète ce que l’on entend, tout en continuant d’écouter la suite du discours.  

Qu’aimes-tu dans ton travail ?

Maël : j’aime la tâche en elle-même, j’ai un profil linguistique, j’aime la langue française. La rigueur de transcrire parfaitement le message avec la bonne orthographe, la bonne ponctuation pour que ce soit fluide. Et bien sûr, il y a le sens qui est apporté au travail en lui-même. Dans ma vie professionnelle, j’ai eu beaucoup de contrats courts et refusé des CDI parce que le métier me plaisait à moitié et au niveau éthique, je ne m’y retrouvais pas dans les valeurs que j’avais envie de promouvoir. Avec Elioz, je sais pourquoi je fais les choses. On sait qu’on a contribué à ce qu’une personne puisse accéder à un message.  

Les demandes de transcription ont-elles augmenté sur la plateforme Elioz, au vu du contexte de pandémie ?

Maël : Oui, avant la crise sanitaire, beaucoup ignoraient l’existence de ce service. Progressivement de plus en plus de gens le découvre. Avec les masques, des malentendants qui se sont toujours débrouillés avec la lecture labiale et la gestuelle pour se faire comprendre se sont retrouvés bloqués dans la communication. Certains utilisateurs nous disaient même que toute la période avait été désastreuse pour eux. Alors une fois qu’ils ont goûté à la transcription, ils ont réellement pris conscience du fait qu’ils perdaient une grande partie des messages, la plupart du temps. 

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